Marie Martel

Marie Martel

L'enfance et la jeunesse de Marie Martel

Marie, Léontine, Lucie Martel naquit le 12 février 1872 dans le petit village de Cristot. 

Elle fut la troisième et dernière fille de la famille Martel après Joséphine et Berthe. Son entrée dans la vie fut accueillie sans satisfaction : c’était une bouche de plus à nourrir, une charge nouvelle dans le pauvre ménage : aussi dès l’heure de sa naissance, l’enfant fut-elle vouée fatalement à une existence malheureuse.

Rude travailleur, honnête, laborieux, le père Martel était employé depuis trente ans dans la même ferme quand notre voyante fut favorisée de sa première vision. Ses qualités étaient assombries par la dureté de son cœur. Comme lui, sa femme avait la parole rude, la main leste et les moindres peccadilles des enfants servaient de prétextes aux corrections les plus sévères.

Couturière de son état, la mère de la voyante allait en journée et pendant que ses deux filles aînées étaient à l’école, elle enfermait la dernière dans la maison. L’enfant restait là, seule, pendant des journées entières, couchée dans une soupente verte d’humidité, avec une tartine sur son lit. Dans ces conditions d’hygiène aussi défavorables, la santé de Marie Martel s’altéra rapidement. Elle contracta un rhumatisme cardiaque qui la fit souffrir toute sa vie.

Malgré son cœur dur et inaccessible aux affections maternelles, existait chez Mme Martel un sentiment très vif de religiosité et de piété. Matin et soir, elle faisait faire la prière à ses filles et tous les dimanches et jours de fête, la famille y compris le père, assistait à la Messe et aux Vêpres de la paroisse.

Dès l’âge le plus tendre, Marie savait par cœur le long Évangile de la Passion et, sous la pieuse direction de la mère, sa petite âme simple et timide chercha de bonne heure dans la prière, les consolations qu’elle ne trouvait pas autour d’elle.

A cinq ans, elle avait déjà une modeste statuette de plâtre qu’elle chérissait et fleurissait avec amour. Ce petit sanctuaire était toute sa vie. Dès ses premières années, Marie avait une dévotion toute spéciale à la Reine du Ciel. Elle fut un jour rencontrée priant à genoux dans un endroit solitaire :

« Que fais-tu là ? » lui demanda le passant.

« Je fais une prière à la bonne Vierge pour que mon père se guérisse » répondit-elle simplement.

Dès que Marie fut en âge d’aller à l’école, sa mère l’y envoya. Les trois fillettes partaient ensemble, munies d’un panier qui contenait leur frugal déjeuner, mais la pauvre petite était souvent privée de sa part ; sa sœur Berthe ne se gênait pas pour satisfaire son robuste appétit. Marie ne se plaignait jamais ; craintive et terrorisée, elle préférait se taire plutôt que d’attirer sur elle la colère de sa sœur et les durs reproches de sa mère.

En 1881, Joséphine, la sœur aînée, venait de faire sa première communion ; c’était un ange. Quelques semaines plus tard, un abcès, provenant de coups qu’elle reçut sur la tête à l’école, provoqua une maladie cruelle qui se termina par une abondante hémorragie et causa la mort.

Marie Martel entrait dans sa neuvième année ; avec l’insouciance de l’enfance, elle avait accepté les amertumes de son existence. Parfois cependant, au souvenir de cette cruelle séparation, ses yeux se mouillaient de larmes et, plus que jamais, elle réclamait ses consolations à la prière.

C’est à cette époque que se passa un fait qu’il faut mettre en relief et qui indique puissamment que la voyante de Tilly fut, dès l’âge le plus tendre, l’élue de la très Sainte Vierge Marie.

 Marie Martel raconte ainsi cette première manifestation :

A l’âge de neuf ans, je perdis ma sœur Joséphine, que j’aimais bien et à chaque moment j’aurais voulu la revoir et le monde me disait en me voyant pleurer que je la reverrais bientôt, qu’elle reviendrait bientôt. J’attendais toujours et je ne la voyais pas.  

Quand un jour Maman m’envoya chercher des commissions ; je traversais un champ et pris par un herbage, c’était un sentier, ma mère voulait que j’aille toujours par là pour ne pas aller sur la route.

Quand je revins de chez l’épicier, je renfilais dans le petit sentier ; à peine à moitié, je regardais devant moi et j’aperçus dans l’air, descendant dans le fossé, une dame habillée de blanc ; je crus tout à coup que c’était ma sœur, je fus saisie, je n’osais pas avancer et je me retournais d’un autre côté et puis je fus quelque temps sans oser passer, et puis tout disparut. Et à chaque fois que je passais vers l’endroit où j’avais vu, je me mettais à genoux et je faisais une prière.

Voilà qu’un jour je fus aperçue, on plaça des épines où je me mettais à genoux et moi pas contente, je les arrachais.

En février 1898, une voix me dit :

Mon enfant, ce qui fait que je t’apparais, c’est que, quand je me suis montrée à toi sur le haut d’un fossé, tu croyais que c’était ta sœur que tu voyais ; ce qui me plut beaucoup en toi, c’est que tu venais souvent prier à cet endroit et plus tard, tu y vins également, mais tu avais beaucoup de respect humain, tu regardais de côté et d’autre pour voir si on n’allait pas te voir. Il ne faut pas, mon enfant, avoir de respect humain, c’est très mal.

La Première Communion approchait, Marie se prépara à ce grand acte avec toute la ferveur d’une âme candide.
Elle conservait de ce jour ineffable un souvenir profond. Écoutons la :

Les deux jours les plus heureux de ma vie sont ceux où j’ai fait ma Première Communion et où j’ai eu le bonheur de voir la Sainte Vierge pour la première fois sur le plateau de Tilly.

Ces souvenirs délicieux étaient pour elle la source vivifiante où elle puisait la résignation et l’espoir aussi bien que la force dans l’adversité.

Marie parvint à l’âge où il fallait gagner sa vie. Pendant trois ans, elle fit le service de vachère dans une ferme des environs mais le dur labeur des champs ne lui convînt pas et sa santé ne lui permit pas de continuer. Cependant sa gaieté, sa franchise, sa soumission avaient su lui attirer les bonnes grâces et l’amitié de ses maîtres.

Elle commença donc l’apprentissage de couturière. Ses progrès furent rapides ; après quelques mois passés à Fontenay-le-Pesnel pour étudier la coupe, Marie revint à la maison paternelle et gagna sa vie en travaillant à la journée comme sa mère.

La jeune fille était une ouvrière adroite et laborieuse et son succès déplut à la mère Martel. Marie, à dix-huit ans, ne fut pas plus heureuse au foyer maternel qu’elle ne l’avait été dans son enfance ; elle supporta ces nouveaux déboires sans se plaindre, se contentant de raconter à sa petite Vierge de plâtre toutes ses peines et lui demandant la résignation : ce remède divin dans toutes les souffrances de la vie. Elle se préparait ainsi, inconsciente, à l’insigne faveur que la Reine du Ciel allait lui accorder.

Elle refusa plusieurs demandes en mariage, puis vint le temps des Apparitions.

La première apparition de l' Immaculée


Le bruit de l’apparition de la Vierge aux religieuses et aux enfants de l’école du Sacré-Cœur de Tilly au mois de mars 1896, était parvenu à Cristot 

Pour Marie Martel ce fut une occasion d’aller prier, elle n’y manqua pas. Dès le commencement d’avril, elle fit un premier pèlerinage, sa journée terminée.

Elle partit donc un beau soir pour se rendre au champ de l’Apparition : elle récita le chapelet et chanta des cantiques comme tout le monde. Elle rentra assez tard, l’âme pénétrée d’un bonheur qu’elle ne pouvait analyser. A dater de cette première visite, elle ressentit une irrésistible attraction vers l’ormeau miraculeux et dix-huit jours de suite, malgré les intempéries, elle fit tous les soirs, tant à l’aller qu’au retour, les cinq kilomètres qui la séparaient de Tilly.

Ce fut le 25 avril 1896, jour de la fête de Notre Dame du Bon Conseil, que Marie Martel eut sa première vision de la Vierge Marie au pied de l’ormeau.

En voici la description :

La Vierge Marie était d’une beauté toute céleste, vêtue de blanc avec une ceinture bleue, des roses d’or étaient posées sur ses pieds nus, et à ses pieds, une banderole blanche. Elle avait ces mots écrits en lettres d’or : « JE SUIS L’IMMACULÉE. »

Telle est l’exacte relation de la première vision de Marie Martel. Les apparitions à l’ormeau seront presque quotidiennes.

Le phénomène qui confondra les plus sceptiques est que les visions se reflètent dans ses yeux, l’image d’une personne vivante se détache sur l’iris, légèrement en relief. Même si elle est en extase, elle manifeste toujours une parfaite dignité et une attitude respirant le ciel et sa piété ne cesse de grandir.

L’Abbé Gombault écrit :

Les dix premières visions lui causèrent, sans troubler son ravissement, de véritables défaillances corporelles ; la nature semblait succomber sous ce poids de gloire. Mais jamais cette souffrance purificatrice ne troubla son âme, n’amoindrit son bonheur, ni son désir intense de revoir. Bientôt, le premier dévoilement de l’apparition commença à la jeter dans l’état extatique.
Maintenant même son extase dure autant que la vision. Quand elle revient à elle, c’est que l’apparition n’est plus là ; le nuage seul ne disparait pas subitement à ses yeux, elle le contemple encore, revenue à l’état premier.

Au mois de juin, la jeune privilégiée est reçue Enfant de Marie.

A partir du 15 juin 1896, elle est recueillie par Mme Henry, à Tilly, pour lui éviter les longs trajets Cristot-Tilly, avec une si mauvaise santé.

Dès les premières apparitions, un rhumatisme cardiaque, contracté très probablement dès l’enfance, dans son logis aussi étroit qu’humide, la saisit.

M. l’Abbé Guéroult

   Il poursuit :

Sa vie peut se résumer en trois mots : prière, souffrance et travail. Debout dès quatre heures et demi du matin, il est rare qu’à dix heures du soir, elle ne soit pas encore à la besogne…. il faut qu’elle agrandisse ainsi les jours, même les plus grands, car au travail vient s’ajouter tout le temps qu’elle consacre à la prière. Tous les jours, elle entend la Sainte Messe ; tous les jours, elle monte au Champ réciter le Saint Rosaire… Le soir, elle vient à l’église adorer Celui à qui elle appartient, et ses prières se prolongent bien souvent dans la nuit…

    M. le Doyen ajoute :

Pendant les dix ou onze premiers mois, sa vie à Tilly ne fut qu’une vie de souffrance… obligée de s’appuyer sur deux bâtons pour marcher…

Lorsque la souffrance lui permet de reprendre haleine,

elle trouve le temps de travailler pour les pauvres…. les enfants et les vieillards sont particulièrement accueillis ou visités.
Tous les jours, elle soigne une pauvre vieille qui ne lui témoigne aucune reconnaissance.

Elle s’occupe également de familles pauvres et misérables et soigne les misères avec un bonheur complet.

Statue de la Vierge au pied de l'ormeau

Aperçu des principales autres apparitions de Notre-Dame

1) Le 16 juillet 1896, fête de Notre-Dame du Mont Carmel, la voyante entend pour la première fois la voix de Notre-Dame 

 " Pénitence, mon enfant, pénitence . Mon enfant, veux-tu être heureuse en cette vie  ou en l'autre ?

  Mon enfant, tu auras ici-bas beaucoup à souffrir. Si tu es fidèle à la mission que tu as à remplir, je te promets d'être bienheureuse dans l'autre Vie".
(Abbé Villepelée Marie Martel T1 p56)


2) Le 2 août 1896, fête de Notre-Dame des Anges, la Reine du ciel explique à la voyante la raison du choix de Tilly.

 "Ici où je me suis montrée, autrefois, il y avait un monastère. Ici-même, un grand nombre de fois, le Saint Sacrifice de la Messe a été célébré par des Saints aux yeux de mon Divin Fils." Et la Sainte Vierge demanda qu'à cet endroit on lui élève un édifice.
(Abbé Villepelée Marie Martel T1 p61)

A partir de la Fête de son Coeur Immaculé, le 22 août 1896, un Coeur de chair est très nettement visible, il apparaît, surmonté de flammes.


3) Le 2 février 1897, Fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la purification de la Très Sainte Vierge Marie, Notre- Dame indique qu'elle désire être priée sous le vocable de Reine du Très Saint Rosaire

" Je vis la Sainte Vierge égrener son Rosaire et c'est sur celui-ci que je suivais les Ave. A la fin du Rosaire, je disais : Notre-Dame du Très Saint Rosaire... Sitôt, je vis une banderole lumineuse sur laquelle était écrit en lettres d'or :

"REINE DU TRES SAINT ROSAIRE, PRIEZ POUR NOUS, QUI ESPERONS TOUS EN VOUS"

Notre-Dame ratifiait ainsi le titre de Reine du Très Saint Rosaire que le Pape Léon XIII venait d'insérer dans les Litanies de Lorette,
le 24 décembre 1883.    (Père Lesserteur Notre-Dame de Tilly p143)

Au moment de la Fête de Notre-Dame des Sept Douleurs (8-9 avril 1897) , la Mère du Christ apparaît avec le Coeur transpercé de glaives.

Pour témoigner de leur union inséparable, le 20 juillet 1897, "Deux gros Coeurs, collés l'un à l'autre, descendent du Ciel sous le nuage portant la Vierge. L'un est entouré d'une couronne d'épines, l'autre d'une couronne de roses." (Colette Babet Apparitions de Tilly p 46)


4) Fin septembre et octobre (mois du Rosaire) 1897 : La Reine du Très Saint Rosaire enseigne le Rosaire médité à la voyante

Vers la fin septembre 1897, la Reine du Très Saint Rosaire, fit apparaître aux yeux de Marie Martel, une banderole tenue par deux anges sur lesquels étaient inscrits à la suite, ces mots : "Mystères Joyeux, Mystères Douloureux, Mystères Glorieux"

Elle dit à la jeune fille qu'il lui faudrait désormais, en récitant son chapelet méditer les Mystères. Les 29 et 30 septembre, elle lui en montra toute la liste car Marie Martel les ignorait. A partir du 1er octobre, la banderole se déroule progressivement, dans les derniers doigts des mains de la Sainte Vierge, au fur et à mesure que le Rosaire qui est entre le pouce et l'index des mêmes mains s'égrène... Lorsqu'une dizaine est achevée, la bande s'enroule jusqu'au mystère suivant. Ce fut ainsi tous les jours du mois d'octobre 1897... (Introduction au Mystère de Tilly p 99)


5) Le 31 octobre 1897, le nom complet de l' Apparition s 'écrit sous les yeux de la voyante : " JE SUIS L'IMMACULEE CONCEPTION"

Extase très mouvementée. Marie Martel prie, supplie, s'entretient avec une Vision qui semble très près d'elle, semble triste, prie encore, dit un chapelet, accepte encore de souffrir, récite encore une dizaine. 

Puis : "Montrez-vous à tous !.. On n'y croit pas...on dit que c'est le diable..."

Ses yeux remuent alors et semblent lire quelque chose. Elle prononce doucement : "JE SUIS L' IMMACULEE CONCEPTION"

Et elle commente : " c'est pour faire voir que vous êtes la Mère du Bon Jésus..", et elle continue le Rosaire.
(introduction au mystère de Tilly p 102)


6) Le décembre 1897, dans l'octave de l'Immaculée Conception, la Vierge prononce distinctement : " JE SUIS L'IMMACULEE CONCEPTION"

Le lundi 13 décembre, Marie Martel  va enfin entendre de la bouche de la Sainte Vierge qu'Elle est l' Immaculée Conception. Après avoir  adressé à sa Vision cette solennelle adjuration :" Au nom de Jésus, Fils de David, je vous adjure de me dire si Vous êtes la Mère du Bon Jésus !"
Sa figure redevient radieuse et souriante, et elle répète les mots qu'elle vient d'entendre : " JE SUIS L'IMMACULEE CONCEPTION"

Marie Martel voyant l' Apparition pendant la Récitation du Rosaire ( 1er mai 1898)

Marie Martel en extase
          (8 décembre 1898) 

La Reine du Ciel délivre à Marie Martel des messages

 à caractère prophétique


1) Dès le début, Marie Martel a la mission de transmettre un message lourd à porter : l'annonce de châtiments à venir si les hommes ne se convertissent pas

Dès les premières paroles de la Reine du Ciel à la voyante principale, Marie Martel, le 16 juillet 1896, le ton est donné :
" C'est par la prière et la pénitence que vous apaiserez les vengeances du Ciel".                            

 Le 25 décembre 1896 et le 1er janvier suivant, la Sainte Vierge avertit :

"Mes enfants,priez, car de grands maux vont vous frapper, la guerre va bientôt se déclarer de tous côtés. Contre l'Eglise, un schisme est en train de se faire."    

 " Ô Paris ! Paris n'a pas respecté les lois de Mon Divin Fils, il sera châtié et détruit par le feu. Il y aura peu de monde qui y restera. 

Ceux qui y resteront ne se connaîtront pas. Voilà la punition qui leur est réservée s'ils refusent de se convertir."                                                                                                                    

Le 27 janvier 1897, elle reçoit une vision annonçant l'éruption du volcan en Martinique qui aura lieu en mai 1902 : "mon enfant, il faut bien prier surtout pour la Martinique, car elle sera châtiée et ce sera par une pluie de feu du ciel qu'on ne pourra pas éteindre."

Le 2 mai, Marie Martel a la vision de la catastrophe du Bazar de la Charité survenue le 6 mai :  "Je vis le feu sur Paris ; je vis un grand nombre de jeunes filles, même des soeurs de St Vincent de Paul, qui se tordaient dans les flammes... Notre Bonne Mère me dit : "Ici la charité n'a pas régné. Il n'y a que vanité. Voilà comme mon Divin Fils punit  l'orgueil !" Je dis à cette Bonne Mère : "Arrêtez le bras de Votre Divin Fils !"  

Le 9 décembre  1897, la voyante est au Champ, elle a une  conversation avec la Vierge :   "des malheurs, c'est affreux" "un jour tout sera en feu !" "Oh, comme on souffrira, que les petits enfants soient épargnés !" 

Le 12 décembre , elle parle de ténèbres, de maisons qui seront châtiées, la famine est de nouveau annoncée... Tout cela dit à haute voix comme pour avertir...

"Tous les malheurs que je suis venue annoncer sur le Mont de la Salette vont arriver, le clergé a foulé mes paroles aux pieds" entend Marie Martel, un peu plus tard, le 18 octobre 1901.

J'ai entendu Notre Bonne Mère qui me dit ces mots : "Pauvre France ! combien vas-tu pleurer ! Je vois ton drapeau s'élever, il porte ton deuil ! de larges bandes de crêpe, je vois flotter en haut de ton drapeau. Je le vois aussi teinté du sang de mes enfants"(octobre 1904).

Il fut aussi annoncé qu'on traverserait la Seulles à pied sec à Tilly, ce qui arriva pendant la guerre 1939-1945 (introduction au mystère de Tilly p213)

2) La voyante a le privilège de recevoir des prophéties sur le destin de personnages illustres et sur l'avenir de personnes recommandées à Notre-Dame

Foule en prière à la chapelle

Marie Martel entourée de pèlerines, notamment de Mme Henry à gauche

L" Immaculée Conception précise à Marie Martel 

 sa mission de victime

Dès le 15 août 1896, jour de la bénédiction de la statue de la Sainte Vierge installée au Champ Lepetit, Marie entend ces paroles de la Reine du Ciel : " Mon enfant, la souffrance n'est que passagère pour ceux qui l'acceptent en union avec mon Divin Fils; après la récompense est là- haut." (Abbé Villepelée T1 p 65)

Début janvier 1897, Marie Martel entend plusieurs fois la voix de la Vierge lui dire  "pénitence" et la voyante de demander la force de souffrir avec amour en union avec le bon Jésus "par amour pour vous et pour tout ce qu'on a fait subir à votre Divin Fils" (témoignages de Sr Elisabeth Martel). Notre-Dame vient de préciser la mission particulière de la voyante : "Elle demande à son enfant si elle veut être victime pour les pécheurs, pour la réparation des crimes commis...  (Abbé Villepelée T1 p 159)

Le 15 août 1897 : "la Sainte Vierge me dit que j'aurais beaucoup à souffrir et que j'aurais beaucoup d'épreuves même de la part du clergé" (témoignages de Sr Elisabeth Martel)

Le dimanche 21 novembre 1897, Marie est victime d'une femme hypocrite qui, poussée par un esprit de furieuse jalousie, lui enfonce dans le dos à trente reprises une longue épingle à chapeaux. Ce même jour pendant le Rosaire, aux Mystères Douloureux, ses bras se placent en croix ; à la fin la Sainte Vierge lui dit   "Mon enfant, ils te feront souffrir bien davantage, ils te piétineront " Marie entend plusieurs fois le mot "pénitence" et s'écrie :" donnez-moi la force". (Père Lesserteur Notre-Dame de Tilly p221-222)

Quelques jours après Notre-Dame reprend les mêmes expressions pour avertir Marie et le vendredi 31 décembre 1897, elle sort dans l'herbage lorsqu' elle entend la voix de sa Mère du Ciel lui dire qu'elle va être humiliée, bafouée comme elle ne l'a pas encore été...Elle va être abandonnée de tout le monde à peu près..." (Abbé Villepelée T1 p195-196) ²1A 

Le 4 décembre 1901: "Notre bonne Mère me dit que j'aurais beaucoup à souffrir de la part des hommes..."

Le 20 juillet 1903, la jeune fille entendit :"Mon enfant,sois courageuse,tu sera toujours persécutée par le monde et le démon. Quand tu seras découragée, repasse dans ta mémoire toutes les fois que je me suis montrée à toi.." (témoignages de Sr Elisabeth Martel)

Le 31 janvier 1906, écoutant les désirs ardents de Marie Martel qui rêvait de mourir martyre pour son amoureux Jésus ( nov 1903 et février 1904), le Sacré-Coeur s' adresse à sa petite épouse en ces termes : " Mon enfant, aujourd'hui, je te prends pour être victime par la souffrance et victime d'amour envers mon Divin Coeur qui, en ce moment est abreuvé de fiel." (Abbé Villepelée MMartel TII fidélité au message de Tilly)

Marie Martel les bras en croix
au cours d'une extase

Marie Martel alitée après une chute provoquée par le démon

La Bonne  Mère confie

 d'autres missions à son enfant

1) Notre-Dame compte sur la prière de la jeune fille pour la conversion des pécheurs et la délivrance des âmes du Purgatoire

"Quand tu verras autour de toi des frères et soeurs rougir de la croix de mon Fils, mon enfant, prie pour eux et demande pardon pour ceux qui en rougissent ; surtout, n'en rougis pas ! Garde bien les divins commandements de Dieu, Il te bénira, mon enfant."

Ce même jour, 2 décembre 1901, Marie Martel prie pour les ennemis du Bon Jésus et de son Eglise et de nouveau, Notre-Dame reprend d'un ton très sévère :

" Je t'avais donné mission de réciter les psaumes de la pénitence et de les faire réciter au public, pendant le mois de novembre, pour la délivrance des âmes du purgatoire, et pendant les mois de décembre, janvier, février, c'est-à-dire jusqu'à Pâques pour la conversion de tous les pécheurs ! Et pourquoi cette année ne les récites-tu pas ?... Maintenant il ne faut plus y manquer, ni toi, ni ceux à qui tu le révèleras.
C'est un grand acte qu'il faut accomplir, je bénirai ceux qui l'accompliront." (P.Lesserteur ND de Tilly p 369-370)

2) Notre-Dame demande à Marie Martel de prier et jeûner en réparation de tout le mal qui se commet dans le monde

Le 15 août 1901, Notre-Dame parle ainsi : "Mes enfants, il  faudra réparer les outrages commis de tous côtés. La plupart ne vont pas à la Messe le dimanche : voilà ce qui outrage mon Divin Fils ! Les autres blasphèment : voilà ce qui outrage mon Divin Fils ! Beaucoup d'autres l'outragent près du Saint Tabernacle...priez mes enfants...Vous serez à peu près tous à l'épreuve : les bons paieront pour les coupables, j'en protègerai beaucoup en particulier ceux qui auront eu toujours confiance en moi." (Père Lesserteur ND de Tilly p 369-370)

La jeune voyante, à l' écoute de l'Immaculée, s'empresse de remplir cette mission  de réparation de la tiédeur, des défaillances et même des outrages envers Notre Seigneur :

" Tous les jours, j'assiste à la Sainte Messe pour tous ceux qui n'y vont pas le dimanche ; c'est en réparation des outrages dont le Coeur du Divin Maître est abreuvé." (lettre à l' Abbé Beucher 12 mai 1903)

Le dimanche 20 décembre 1903, " comme je récitais mon Rosaire, au troisième chapelet, j'entendis la voix de Notre Bonne Mère qui me dit : " Mon enfant, je désire que tu viennes pendant neuf jours au son de la cloche. Tu réciteras le Miserere en réparation de tout le mal qui se commet dans le monde entier, et puis le Te Deum pour le triomphe de mon Eglise. Pendant ces neuf jours, mon enfant, tu jeûneras et feras pénitence." Pendant neuf jours, la voyante jeûna strictement et monta très exactement au Champ sur le coup de midi. Le vendredi 30 décembre la Sainte Vierge lui dit : " Mon enfant, tu as été bien fidèle à la mission que je t'avais donnée , je te bénis ..." (P.Lesserteur ND de Tilly p419-420)

3 Notre-Dame confie à sa protégée les principales autres intentions de prière

 Lors de la dernière apparition de la Bienheureuse Jeanne d' Arc, le 17 mai 1909, la Sainte Vierge confirme : "oui, priez pour la France en danger !" (Colette Babet apparitions de Tilly p 63)

 4 Notre-Dame compte sur la jeune voyante pour transmettre ses messages à la postérité

L' enseignement de Notre-Dame à Marie Martel porte donc du fruit puisque :" Je viens de passer trois jours à Tilly, confie le Marquis d' Auray le 20 octobre 1897, ce Rosaire  dit avec une lenteur pieuse et recueillie, qui fait de chaque mot une supplication est ce que l'on peut voir de plus touchant..." (P. Lesserteur Notre-Dame de Tilly p 217). Chacun se trouve donc conduit à goûter les bienfaits du Rosaire.

Dessin de la future basilique

   réalisé par Marie Martel le                 1er octobre 1898

Tableau de la Sainte Famille peint selon les indications de la voyante

A partir de sa dernière apparition (25 avril 1899, coïncidant avec celle de la Sainte Famille).  La Reine du Très Saint Rosaire confie à Marie Martel des missions d'apostolat actif

1) Notre-Dame demande à la voyante de participer de façon active au salut de ses proches

" Le 25 avril 1899, ce fut ma dernière apparition au Champ Béni, j'eus la mission  d'aller passer trois jours à Cristot, chez mes parents, afin de ramener Papa à ses devoirs religieux et notre Bonne Mère me dit qu'il se convertirait. (témoignage de  Marie Martel dont le nom de tertiaire franciscaine est Sr Elisabeth Martel) 

Le dimanche 2 juillet (fête de la Visitation), Marie Martel entend la voix de la Sainte Vierge lui dire que le moment est venu d'aller à Cristot accomplir la tâche qu'elle lui a confiée le 25 avril. Elle lui fixe le jeudi 13 juillet pour s'y rendre... 

La rencontre avec son père lui faisait peur, mais s'en remettant à sa Mère du Ciel, elle lui dit : "Mon père, je viens parce que la Sainte Vierge m'envoie vers toi ; permets-moi de faire tout ce qu'Elle m' a prescrit."  " Je t'en supplie, pense à ton âme, reviens à Dieu !"

J'eus le bonheur que Papa se confesse le troisième jour et après, il était bien content. Et c'est le 15 août que j'eus le bonheur de communier avec lui...  à partir de ce jour, Papa n'a jamais manqué de faire ses Pâques..." (Introd au mystère de Tilly p150)

  2) Notre-Dame demande  à sa protégée de se rendre à Lourdes, et elle obtiendra des guérisons

Le 25 avril 1899, Notre-Dame avait aussi demandé à Marie de partir à Lourdes en pèlerinage et lui avait annoncé que des malades seraient guéris entre ses mains. Le 17 août 1899, Marie prend le train à Audrieu pour rejoindre à Paris le train blanc-bleu du pèlerinage national en direction de Lourdes.

" Arrivée à Lourdes je fus contente en voyant tant de pèlerins venir saluer la Reine du Ciel et la Sainte Vierge me dit : 

" Mon enfant, tu vois que le monde vient ici en grand nombre pour prier. Eh ! bien, mon enfant, ce n'est pas beaucoup en comparaison de ceux qui viendront là bas à Tilly ; un jour viendra que Lourdes deviendra un petit Tilly. "                                   

 "Mon enfant, Tilly, c'est le résumé de toutes les apparitions que j' ai faites dans le monde entier." (témoignages de Sr Elisabeth Martel p23)

Le soir du 22 août, on réussit non sans peine à faire exécuter l'ordre de la Sainte Vierge : que Marie baigne les enfants malades. Comme l'Immaculée l'avait annoncé : des guérisons eurent lieu à Lourdes, au sortir de la piscine entre les mains de Marie Martel.

" J'ai baigné une petite fille qui pouvait avoir entre 5 et 6 ans. Cette enfant a été guérie : elle s'appelle Yvonne Gouet. 

Mme de Bellenot me dit de lui mettre la relique de la Vraie Croix sur les yeux et c'est quand je lui ai fait un signe de croix avec cette relique sur les yeux qu'elle dit :  "je vois comme les autres." 

Cette relique lui avait été offerte par le Marquis d' Auray et Notre-Dame lui avait dit :" Mon enfant, prête la relique que tu portes, qui est celle de la Vraie Croix, porte-la à la petite Béton, elle va guérir.""Par la vertu de cette Croix, vous obtiendrez beaucoup de conversions et de guérisons". A partir de ce jour, nous avons eu beaucoup de guérisons et de conversions, dont la petite Béton qui la première l'a eue et a été guérie d'une méningite. A chaque fois qu'on la demanda pour obtenir la conversion d'un pécheur, il a été converti." (témoignages Sr Elisabeth Martel p 14)

3) Notre-Dame demande  à Marie de ramener les âmes égarées à la pratique religieuse

Après que le Seigneur Jésus ait demandé à Marie Martel, à partir de 1901,  de chercher des adorateurs pour le vendredi à 15 h afin de consoler son Sacré-Coeur et de réparer les outrages qu' il subit continuellement et suite au succès qu' elle remporte (puisqu'elle arrive à réunir une centaine d'adorateurs comme en témoigne l' Abbé Guéroult au Père Lesserteur dans une lettre du 31 décembre 1901), Notre-Dame demande aussi à la jeune voyante de parcourir le village mais dans le but de ramener les paroissiens négligents à la pratique dominicale.

Début février 1903, à peine de retour de sa retraite recommandée par l'Immaculée chez les Norbertines, Marie reçoit l'ordre de la Sainte Vierge de se rendre dans toutes les maisons où il y a des personnes qui n'assistent pas à la Messe le dimanche ou qui ne font pas leurs Pâques, en commençant par les plus pauvres et de recommander à celles-ci de ne plus y manquer désormais, sous peine de voir la colère divine s'abattre sur elles et leurs familles.

Effrayée par cette mission mais confiante dans l'assistance de la Reine du Ciel, la jeune fille se mit donc en mesure de s'acquitter consciencieusement de son mandat. Aussitôt après avoir assistée à la Sainte Messe, elle se mettait en campagne, entrant résolument dans toutes les maisons où elle n'était pas sûre que tous remplissaient fidèlement leurs devoirs religieux.

Ensuite , dès le dimanche suivant, on vit venir à l' église une foule de gens que l'on n'avait pas l'habitude d'y voir ; le jour de Pâques surtout, l'église était trop petite pour contenir tout le monde. Ce jour-là encore, une trentaine de pauvres brebis égarées, rebelles depuis bien des années à toute grâce de conversion, s'approchèrent de la Sainte Table" (P. Lesserteur  ND de Tilly p401)

Ceux qu'elle ne pouvait pas visiter, elle leur envoyait par la poste, une médaille bénie par Notre-Dame. 

Peu de jours après, la réponse arrivait : "Merci à Marie Martel de sa lettre et de la médaille ; j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer : mon père s'est confessé en pleine connaissance... nous sommes heureux !!!"   (l. de l' Abbé Guéroult 20 janv 1903 ND de Tilly p 399)

Procession

Eglise de Tilly

Notre-Dame s'adresse au Clergé par l'intermédiaire de son enfant

1) Notre-Dame répond à l' attente du Pape Léon XIII

Le Pape Léon XIII avait, dès 1892, recommandé la dévotion à la Sainte Famille. Il avait même prescrit que les familles chrétiennes s'y consacrent. Il avait établi l'Association Universelle de la Sainte Famille : dans chaque maison on devait en avoir une image et prier devant tous les jours. Il désirait pour cela une représentation unique et avait mis le sujet en concours. Mais aucun des projets qui lui fut présenté ne lui convenait !

Le 25 avril 1899, Marie Martel vit apparaître le Tableau de la Sainte Famille et la Sainte Vierge lui dit que c'était l'Abbé Durand qui le porterait à Rome et le ferait retoucher avant de le présenter au Saint-Père et Elle donna l'ordre à Marie Martel de le faire reproduire.

Lorsque l'Abbé Durand porta, au cours de l'été 1900, ce tableau au Pape Léon XIII, il lui plut tellement qu 'il l'exposa dans ses appartements au Vatican ! Ainsi la représentation de la Sainte Famille, telle qu'apparue à Tilly, correspondait exactement à l'attente du Saint Père !

Ce tableau représente la Sainte Famille non point en voyage ou au travail, mais en prière. L' Enfant Jésus est debout, au milieu, le regard en haut, les bras élevés verticalement vers le ciel, la paume des mains en dehors. Il semble dire à son Père : " Tu n'as voulu ni offrande ni sacrifice, mais tu m'as fait un corps et j'ai dit me voici ", et il remplit ainsi l'office de médiateur et d'intercesseur. Lui, le Maître, quoique revêtu de la livrée du serviteur, il prie debout.

La Sainte Vierge est assise, soutenant de la main droite le bras gauche de son divin Fils, comme autrefois Aaron et Hur soutenaient les bras de Moïse priant sur la montagne ; ses yeux sont fixés, non sur Jésus,  mais dans la même direction du Ciel que les siens. Ce rôle d'auxiliaire dans l'oeuvre de la médiation divine convient admirablement à Celle que l'on a justement qualifiée de Co-rédemptrice et de Omnipotentia supples.

Saint Joseph est dans l'attitude qui convient à la créature qui prie son Créateur, il est à genoux. Mais comme il est le gardien et le protecteur de la Sainte Famille, il est appuyé sur son bâton. Il tourne son regard du côté de l'Enfant divin, laissant entendre par là qu'il met toute sa confiance, pour l'efficacité de sa propre prière, dans l'union avec celle de Jésus.

De plus, dans la vision de Marie Martel du 25 avril 1899, ce tableau fut transporté par deux anges à l'emplacement exact  de la future fondation sacerdotale demandée par Notre-Dame, dont les statuts avaient été déposés à Rome quelques années plutôt précisément par M.l'Abbé Durand ! Celui-ci avait secrètement placé cette fondation sous la protection de la Sainte Famille ! (P. Lesserteur ND de Tilly p 290)

2) Notre-Dame s'adresse au clergé diocésain

Le 11 avril 1899, l' Abbé Guéroult, doyen de Tilly, répond à l'Abbé Durand, choisi par Notre-Dame pour fonder à Tilly l'Oeuvre Sacerdotale des Heureux auxiliaires du Clergé. Il lui écrit que Marie Martel a eu confirmation par l'Immaculée que la demande faite à Paul Guérard (second voyant) le 20 mars, (fête de l' Annonciation dans le diocèse de Bayeux), pour l'établissement de l' Oeuvre est urgente.

"Ce matin, à 5h1/2, nous étions, le rosaire en main, dans le Champ où la Voyante posait des questions qui ont eu cette réponse : " Tout ce que M. Guérard a annoncé, touchant l'Oeuvre et les personnes qui en feront partie, et les volontés d'établir au plus tôt l'Oeuvre, tout cela est la Volonté de la Très Sainte Vierge.

Pourtant l' Abbé Durand n'osa pas se décider. En ce temps là, Mgr Hugonin, qui ne devait pas tarder à mourir, était encore à la tête du diocèse, c'était le moment favorable ! Si l'Oeuvre avait été entreprise alors, elle n'aurait sans doute pas rencontré de difficultés, et la question de Tilly serait entrée dans une voie bien différente de celle où elle dut ensuite se mouvoir pendant de longues années.

Le 10 décembre 1898, l' Abbé Durand écrivait déjà à un ami : " il paraît qu'il faudrait que les trois enfants de Marie Immaculée qui ont été désignés par la Bonne Mère, pour la fondation de la Famille des Auxiliaires du Clergé soient non seulement présents à Tilly le 2 février, mais établis définitivement pour commencer l'Oeuvre. Quomodo fiet istud ? puis-je dire, n'est-ce pas, avec la Très Sainte Vierge ? Il n'y a plus maintenant que deux mois à attendre!.." (Il est à noter que l'Abbé Durand avait pourtant obtenu de Rome l'approbation des statuts pour une future fondation qu'il envisageait depuis un moment et qui plaisait à Notre-Dame !)

Malheureusement, le 25 août 1900, de retour de Rome où il a présenté au Pape Léon XIII, le tableau de la Sainte Famille apparue à Tilly (sous la protection de laquelle il avait secrètement placé la future fondation sacerdotale), Monsieur l' Abbé Durand très affaibli rend son âme à Dieu !

Mais Notre-Dame n' abandonne pas la partie ! Le 2 octobre 1902, "La Sainte Vierge, de nouveau, a insisté pour que l'Oeuvre qu'Elle avait demandée à Tiily soit établie pour le 2 février 1903. L'oeuvre que Notre Bonne Mère du Ciel demande, c'est l'oeuvre qu' Elle avait demandée sur le Mont de la Salette et dont le clergé n'a fait aucun cas. A Tilly même, la Bonne Mère demande cette oeuvre et Elle avait nommé ceux qui en feraient partie. C'était l'Abbé Durand que la Sainte Vierge avait pour être le fondateur. M. L'Abbé Durand a fondé son oeuvre, mais pour la commencer il ne s'est pas pressé, et ceux qui étaient de cette oeuvre ne se sont pas plus pressés. Le Bon Jésus demande si c'est Lui qu'il faut qu'Il vienne pour faire cette oeuvre ou s'il faut qu' Il en prenne d'autres ..."

L'Immaculée insiste pour que ses apparitions et messages soient révélés à son peuple par l'intermédiaire des prêtres :

Le 2 février 1905, Elle dit par deux fois à sa petite privilégiée :

" Mon enfant je désire que tu dises à tous les prêtres que tu verras qu'ils fassent connaître au peuple ma présence ici."
(P. Lesserteur ND de Tilly p432)

3) Notre-Dame désire être entendue par l' Evêque du diocèse (de Bayeux)

Le 9 mai 1905, la Vierge du tableau de l'Eglise (au fond du choeur) s'anime et convoque Marie au Champ pur le soir même. 

Ce jour-là, Mgr Amette a spécialement combattu Tilly. Le soir, donc, au champ, près de la petite chapelle, elle entend : " J' avais demandé que l'on vienne ici prier...Ceux qui ont mis opposition seront châtiés." (P. Lesserteur p436)

Le 26 juin 1905, la Sainte Vierge me dit : "Mon enfant, dis à ton Père spirituel que je désire que Mgr l'évêque de Bayeux vienne ici prier. Je l'éclairerai et l' inspirerai à mon sujet. Je désire qu'on lui fasse connaître ces mots. Un instant après j'entendis " Priez mes enfants car la France est en grand danger."  (c'était au moment de la séparation de l'Eglise et de l'Etat)  (P. Lesserteur ND de Tilly P440)

Dans le courant du mois d'août, Marie Martel écrit à Mgr Amette, l'invitant à venir prier au Champ de la part de la Sainte Vierge.
L' évêque de Bayeux ne répondit pas à cette invitation.

A Rome cependant, le Saint Office manifeste sa bienveillance mais ne cache pas sa surprise en constatant que Mgr Amette n' a jamais nommé de commission d'enquête.

L' Abbé Guéroult

Doyen de Tilly pendant les apparitions

                        

La toute puissante Reine du Très Saint Rosaire annonce son Triomphe futur à Tilly malgré ses ennemis

Lors de sa dernière apparition oficielle à Tilly, le 25 avril 1899, la Reine du Très Saint Rosaire avait demandé à la jeune voyante de faire un pèlerinage à Lourdes. Celui-ci a lieu au mois d'août de la même année.

M.L'Abbé Guéroult, doyen de Tilly,  (qui faisait également partie du pèlerinage) note que Marie voit la Sainte Vierge exactement au même endroit où elle était apparue à Ste Bernadette ! Il entend, en cette vigile de la Fête du Coeur Immaculé de Marie : "Bientôt ma puissance éclatera à Tilly !....Elle surpassera....    ( lettre de l'Abbé Guéroult au P. Lesserteur 29-08-1899)

Marie Martel écrit dans son journal : " A Lourdes, la Sainte vierge me dit : "Mon enfant, tu vois que le monde vient ici en grand nombre pour prier. Eh! bien, mon enfant, ce n'est pas beaucoup en comparaison de ceux qui viendront là-bas à Tilly. Un jour viendra que Lourdes deviendra un petit Tilly. Mon enfant, Tilly, c'est le résumé de toutes mes apparitions que j'ai faites dans le monde entier."

Marie Martel croit à ces paroles pleines d'espoir et elle écrit à l'Abbé Beucher le 28-12-1901 : "Il faut faire ce qu' Elle nous commande. Oui, Notre Bonne Mère règnera là où Elle s'est montrée et tous les indifférents seront forcés de rendre Gloire à Marie Immaculée".

En janvier 1903, Notre-Dame précise : "J'ai choisi cet endroit (Tilly) pour qu'on vienne de tous côtés m'honorer : on ne peut rien contre moi, je suis toute puissante ."

Le 2février 1903, l'Immaculée précise : "Mon triomphe sera au milieu des grandes épreuves qui vont bientôt arriver. Soyez courageux : après le combat vous aurez la victoire, et quand on est victorieux ici-bas, la récompense est là- haut  !

Le 20 juillet la Sainte Vierge dit à Marie Martel : " Prenez courage mes enfants, je vous l'affirme, je ferai ici ce que je n'ai jamais fait dans le monde entier" !

Dès 1904, "les grâces, guérisons et conversions obtenues en ces derniers temps font grandir les élans de foi même au coeur de ceux qui ne croyaient pas ! D 'ailleurs on vient de plus en plus prier avec ferveur.     (lettre de l'Abbé Guéroult au P. Lesserteur 27-04-1904). 

Tilly devient de plus en plus populaire, constate l'Abbé Guéroult (lettre du 31 mars à l'Abbé Beucher) et encore : " De nombreuses guérisons se trouvent enregistrées ainsi que des conversions toujours bouleversantes, la Bonne Mère multiplie les guérisons ".

Le 9 Mai 1905 , Notre-Dame , nous l'avons évoqué, parle de ceux qui s'opposent à la prière sur le lieu des Apparitions mais Elle ajoute aussitôt : Ils ne peuvent rien contre moi. Tous ceux qui devaient venir viendront : je les vois venir, et ce sera bientôt...J'ai choisi cet endroit : on ne peut rien contre moi ! La défense n'est pas formelle, ils y viendront prier..." (colloque du 9 mai 1905)

Voici ce qu'entend Marie Martel le 25 décembre 1905 : " Pendant mon action de grâces, j'ai demandé au Bon Jésus pour la Cause qui nous est si chère et le Bon Jésus me répondit : 

" Crois-tu, mon enfant, que je vais laisser éteindre la Cause de ma Mère ?    Oh ! non, je vais la faire triompher !"

Le dimanche 18 mars 1906, " Notre bonne Mère du Ciel me dit : 

        " Mes enfants, je vous bénis, prenez courage !... Partout où j'ai passé, il y a eu l 'humilité. Le Saint Père est tout pour ma Cause ; je le bénis ainsi que ton Père spirituel."

 La Sainte Vierge m'a dit que Monseigneur ferait pénitence de tout ce qu'il a dit à Rome contre sa Cause :

        " Priez, priez, mes enfants ! vous verrez mon triomphe bientôt, ici ".

Le 1er mai 1906, la Reine du Très Saint Rosaire dit deux fois à la voyante :

"Mes enfants, je vous bénis! Bientôt, je vais régner ici et mon nom sera aussi bientôt proclamé dans le monde entier. Des milliers de bons pèlerins vont venir invoquer mon nom et chanter mes louanges... Mes enfants, priez pour votre Mère la Sainte Eglise, de plus en plus elle va être persécutée...

En octobre 1906, note Marie Martel : " la Sainte Vierge me dit au sujet de l' Evêque de Bayeux :" Il ne veut pas s'occuper de ma sainte Cause et même il la renie. C 'est à Rome que la Sainte Cause va être décidée, il faut y retourner, j'y pourvoirai"

Pour la fête de l' Immaculée Conception, Notre-Dame assure une nouvelle fois :

"Priez mes enfants, je serai bientôt honorée ici et je triompherai malgré tous mes ennemis et mes adversaires. Beaucoup de grâces seront accordées à ceux qui sont venus ici me prier et me consoler."    

Début 1907 , Notre-Dame évoque la lutte acharnée contre l'Eglise qui s'accentue toujours plus. Puis Elle fait allusion à la souffrance de la voyante, choisie comme victime par Notre-Seigneur et ajoute :

"Malgré la ruse de Satan et de tous ses associés, vous verrez bientôt ce triomphe que vous attendez depuis quelque temps : il est prêt à éclater, vous n' avez qu'à prier "

Le dimanche 24 mai 1908, Marie entend sa Mère du Ciel parler ainsi : " Priez, priez, mes enfants, malgré toutes les difficultés qui s'opposent à ma Cause. Mon triomphe, ici, vous touche de près. Dis-le à mon peuple. "

Prêtres menant une procession

                      à  la gloire de la Reine du

                             Très Saint Rosaire

Vierge de la Chapelle

La Maman du Ciel accompagne et réconforte son enfant privilégiée dans ses épreuves jusqu'à ses derniers instants



 Celui-ci adopte le même comportement que son prédécesseur et de plus, donne l'impression d'être influencé par les ennemis de la Sainte Cause. Quant à Marie Martel, elle ne connait pas d'autre guide que ce mystérieux vouloir : "souffrir, prier et donner aux pauvres" (Abbé Guéroult)

A cette époque, la France entière subit de graves crises politiques et l' Eglise catholique connaît alors une sourde persécution organisée par la Maçonnerie au pouvoir.

 

"je prie et supplie mon Divin Fils de délivrer la France ! Pauvre France ! elle est à l' agonie !..." Notre-Dame explique à son enfant la situation et l'encourage à tenir bon et à souffrir pour la conversion des mauvais :

      Mon enfant, en ce temps-ci, il se passe une lutte qui est très acharnée contre votre Mère, la Sainte Eglise, et qui s'accentue et se répand de régions en régions, et dans tous les endroits où le Nom de mon Divin Fils est défiguré par tous les blasphèmes. Mon enfant, toi aussi, tu auras beaucoup à souffrir. Prends courage et ne fais pas naufrage, Dieu t'ayant choisie pour sa victime en faveur des pauvres pécheurs : son oeuvre ne restera pas inachevée. Malgré la ruse de Satan et de tous ses associés, vous verrez bientôt ce triomphe que vous attendez depuis quelque temps : il est prêt à éclater, vous n'avez qu'à prier!



Puis vont se succéder des mois de souffrance et de désolation :" Elle est à bout de force, ne peut presque plus aller au Champ, pas même venir à l'Eglise, vomissant sans discontinuer le sang à pleine bouche, à peu près constamment au lit, amaigrie à effrayer tout le monde..

C'est bien une victime vivante mais consolée à chaque instant par sa bonne Mère du ciel qui lui parle bien souvent. 

Dans sa dernière visite au Champ, la voyante lui disait : " tout ce sang, c'est ma mort, n'est-ce pas ? Non, lui répondit la Sainte Vierge, ce n'est que passager !

Depuis qu'elle est si faible, je la trouve quelquefois tout en larmes au souvenir des atrocités dont on l'a abreuvée. Vous savez, d'ailleurs, si sa Mère du ciel se charge de la défendre. On ne compte plus aujourd'hui, tant ils sont nombreux, tous ceux qui ont été visiblement punis pour l'avoir insultée ! " (lettre de l' Abbé Guéroult à l' Abbé Beucher )


 Cependant depuis deux jours, elle va mieux et certainement ce mieux va augmenter. Le docteur est rassuré et nous aussi, car a-t-elle souffert ! " (lettre de l' Abbé Guéroult à l' Abbé Beucher).  Cependant, toutes ces souffrances ne restent pas sans porter de fruits : de nombreuses guérisons se trouvent enregistrées ainsi que des conversions toujours bouleversantes, " la Bonne Mère multiplie les guérisons" (lettre de l' Abbé Guéroult à l' Abbé Beucher) 

" Du reste, Tilly devient de plus en plus populaire constate l' Abbé Guéroult...on m'écrit de tous côtés qu'on en parle plus que jamais et aussi cette pauvre Marie est-elle accablée de demandes de prières..."   "Elle est souvent en communication avec la Bonne Mère et les grâces, guérisons  et conversions obtenues en ces derniers temps font grandir les élans de foi, même  au coeur de ceux qui ne croyaient pas : d'ailleurs on vient de plus en plus prier et prier avec ferveur (lettre de l'Abbé Guéroult au Père Lesserteur)



 "Elle ne peut plus sortir, même pour venir à l' église. Le dimanche, elle s' y traîne encore quand elle croit pouvoir réussir . Je ne sais pas comment elle vit." (lettre de l' Abbé Guéroult au Père Lesserteur). Un peu de soulagement lui est de nouveau accordé miraculeusement (elle a déjà été guérie plusieurs fois par Notre-Dame ou l' Enfant Jésus ) : Elle se trouve guérie le jour de Noël : "Après une neuvaine à l' Enfant Jésus et à sa Sainte Mère, Marie, le jour de Noël, a laissé ses béquilles à la satisfaction du docteur... elle marche chez elle et finira par marcher plus loin" (lettre de l' Abbé Guéroult à l' Abbé Beucher)



 "... la seule attitude qui convienne actuellement aux fidèles est de s'abstenir de tout jugement sur ces faits et de cesser toute visite et tout acte de religion au champ de Tilly..." Lorsque Marie apprend la nouvelle, elle se tourne vers sa mère adoptive, Madame Henry, en lui disant : " eh bien, ma mère, nous donnerons l'exemple, si pénible soit la privation ! "  La croix est lourde à porter mais la voyante ira jusqu'au bout de sa soumission .                 

 "Depuis la fermeture de la chapelle , Marie et quelques autres qui se joignaient à elle, allaient chaque jour dire le Rosaire dans le chemin  allant vers le Champ. On lui a fait remarquer que ce n'est pas l'obéissance entière à l' Evêque, qu'elle doit donner l'exemple... Depuis mardi, le Rosaire se dit chaque jour à l' église devant l'autel de la Sainte Vierge. C'est parfait ! De la sorte nul ne pourra trouver à critiquer ni à blâmer ; bien au contraire. Du reste, dès le premier jour, paraît-il  Marie aurait entendu : " ces prières sont agréables à mon Divin Fils ." (lettre de Mme de Vanssay au Père lesserteur)



L' Abbé Guéroult écrit : "Elle a vieilli de dix ans, elle est amaigrie à ne pas reconnaître et si ce n'est qu'elle marche mieux depuis la fête de Sainte Anne, je dirais que son état n'est pas rassurant du tout. Donc ce jour, elle entendit :" Laisse ton bâton et marche ! Et elle marche comme vous et moi sans aucune boîterie, mais quelle santé !" (lettre de l'Abbé Guéroult à l' Abbé Beucher)


- L'année 1913, la dernière de son existence terrestre, s'écoule dans cette soumission sans défaillance à la volonté divine qui en fait une victime à l'image de son Bien-Aimé Jésus


 " Marie est affligée par toutes sortes de maux qui l'empêchent souvent de venir à la Messe. Son ennemi la persécute et d'autant plus, qu'elle prie davantage pour la conversion des pécheurs. Mais elle est toujours comblée de grâces bien consolantes, il y a trois jours elle entendait de sa chambre les cloches sonner au Champ." (lettre de MM de Terbecq au Père Lesserteur)


 Le 8 septembre 1913, en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, Marie Martel reçut à l' église la Sainte Communion. 

Elle ne devait plus   revenir. 

"Le soir, une veine varice éclatait, le sang coula à flots, rien ne pouvait l' arrêter...l' épuisement gagna la chère malade et la mit dans un état d'extrême faiblesse, elle qui était d'ailleurs épuisée par toute une vie de souffrances qui ne lui laissaient aucun repos...." (rapport de l' Abbé Guéroult). Telle une vraie victime, elle met en pratique les conseils de sa Mère du Ciel : " Mon enfant, apprends donc à souffrir sans gémir"

 Le dimanche 19 octobre dans la soirée , le mal augmentait d'heure en heure, l'Extrême Onction lui fut proposée. Elle reçut l'indulgence plénière dans l'humilité la plus profonde. Tous les assistants pleuraient, édifiés et tout à la fois, malheureux et ravis. (rapport de l' Abbé Guéroult)

Le matin du jeudi 23 octobre, l 'agonisante jouit d'une extase

Alors que marie Martel agonise, son docteur qui vient de communier, lui rend visite : " Elle se retourne immédiatement, se soulève et s'incline dans l' adoration, ses yeux s'ouvrent largement, un sourire ineffable la rend rayonnante de joie : c'est son sourire pendant ses extases passées." Elle reste assise un moment, sa tête retombe doucement sur sa couche, ses yeux se ferment. Elle ne les rouvrira plus sur terre..."   (rapport de l' Abbé Guéroult)

Le vendredi 24 octobre 1913 : Jour de la Pâque de Marie Martel  

Vers 11 heures, on récite les prières des agonisants. Puis après les dernières heures  de souffrances, " trois heures du soir vont bientôt sonner : le pouls se maintient... on a commencé le Rosaire et les dix-huit personnes présentes le récitent avec la plus grande émotion.  

On termine le mystère de l'Agonie de Notre Seigneur, on va commencer le suivant. Trois heures sonnent pendant que la mourante pousse  un long soupir : c'est le dernier

La Sainte Vierge, écrit un prêtre, est venue la prendre à cette heure où son Jésus rendit Lui-même son dernier soupir. Elle l'a portée sur son Coeur maternel et l'a présentée Elle-même à son divin Fils.


Le Curé de Tilly tire alors cette bouleversante conclusion : " Ce doit être vrai. Marie Martel a été au milieu de nous, la piété, la charité, l'obéissance personnifiée. Elle est morte dans le mois du Rosaire si cher à son coeur, le 24 en la fête de St Raphaël, patron et protecteur  des grands voyages, le vendredi comme le Divin Rédempteur, et comme Lui à la troisième heure. Elle a été portée au tombeau, le 28, en la fête de Saint Jude, protecteur des causes difficiles." (rapport de l' Abbé Guéroult)


Très vite, l' annonce d'un tel décès suscite un véritable élan de ferveur à l'égard de l'humble voyante : " Qu 'il faut l'aimer pour le martyre qu'elle a enduré pendant dix-huit ans dans son corps et dans son âme. Qu'il faut l'aimer pour sa simplicité enfantine, pour son amour si   naïf de Dieu, de son Bon Jésus et de sa Maman chérie du Ciel et des créatures." (lettre de M. de Terbecq à l' Abbé Beucher)


Mgr Cosnilleau écrit au P. Lesserteur : " Cette pauvre enfant a beaucoup prié et beaucoup souffert, nous avons toutes les raisons de la croire au Ciel." (lettre du 25/10/1913)

Certes, ayant achevé son itinéraire terrestre, elle contemple la Reine du Très Saint Rosaire. 

Elle a reçu la récompense préparée pour ceux qui servent fidèlement et du haut du Ciel, elle nous attire vers le Coeur Divin.


Marie Martel sur son lit de mort

Tombe de Marie Martel